François Robin & Mathias Delplanque – L’Ombre de la Bête

Création 2019
Dissection électroacoustique
en résidence de janvier à mai 2019
disponible saison 2019-2020

« Mon instrument est animal. Tout en lui évoque l’animalité : sa forme, son organologie, ses sonorités, l’imaginaire iconographique abondant qu’il a suscité. La veuze, un instrument au caractère zoomorphe, qui respire, souffle, crie, gémit. Disséquant ma cornemuse sur scène, je souhaite faire entendre et voir l’ombre de cette bête. »

Avec L’Ombre de la Bête, François Robin se projette dans un concert musical qui s’appuie sur l’expérimentation électroacoustique autour des sons organiques de la veuze et l’appropriation libre de l’ambiance musicale et visuelle du jeu vidéo culte Shadow of the beast.

François Robin veuze, machines
Mathias Delplanque dispositif électro acoustique

« Mon instrument est animal. Tout en lui évoque l’animalité : sa forme, son organologie, ses sonorités, l’imaginaire iconographique abondant qu’il a suscité. La veuze, un instrument au caractère zoomorphe, qui respire, souffle, crie, gémit. Disséquant ma cornemuse sur scène, je souhaite faire entendre et voir l’ombre de cette bête. »

Un point de départ :
En octobre 2017 j’ai créé une pièce électroacoustique à partir des éléments constitutifs de la veuze sur l’invitation d’Arthur Nauzyciel, directeur du TNB de Rennes, pour une reprise de sa mise en scène de L’Image, de Beckett. Ce fut l’occasion pour moi d’expérimenter un jeu instrumental basé sur les différentes sonorités de ma cornemuse. Une musique progressive, où les éléments constitutifs de la veuze (bois, cuirs, souffle…) sont utilisés et traités avec l’électronique, puis l’instrument reconstitué jusqu’à sa forme de plein jeu, créant un crescendo fort, une accumulation de paliers sonores, donnant à entendre autrement la cornemuse, loin de toute référence à un ancrage territorial et traditionnel, à toute notion de répertoire. Mon envie première est de développer cette pièce musicale, en y ajoutant le dispositif électro acoustique de Mathias Delplanque, sa capacité à jouer, à composer et improviser avec les sonorités de mon instrument, et bien entendu l’ensemble de son instrumentarium.

Durant la même période, en créant le spectacle Comme souffler dans un violoncelle, je me suis contraint à une forme d’introspection sur mon parcours musical. En fouillant des documents dans la maison familiale, je suis tombé sur une boîte de disquettes de mon premier ordinateur, le Commodore Amiga 500. Des jeux vidéos de la fin des années 80, début 90 qui m’ont absorbé des heures et des mois, aux noms énigmatiques : Agony, Turrican II, Moonstone, Another World… Shadow of the beast.
Un rapide tour sur le net m’a remémoré les musiques qui accompagnaient ces jeux, que je connais encore par coeur aujourd’hui. Un répertoire essentiellement instrumental dans lequel je baignais, mais complètement dissocié de ma pratique de la veuze et des musiques de tradition orale locales, que je pratiquais en parallèle. C’est un terrain musical et peut-être encore plus graphique familier que je souhaite réinvestir, explorer et réassocier à mon geste musical.

Je me projette sur un concert musical qui s’appuie sur deux socles :
– l’expérimentation électroacoustique autour des sons organiques de la veuze,
– et l’appropriation libre de l’ambiance musicale et visuelle du jeu vidéo culte Shadow of the beast.

Shadow of the beast est un jeu d’action devenu culte développé par Psygnosis sur Amiga, micro-ordinateur 8 bits, puis sur plusieurs autres plateformes. Pour l’époque (1989), les graphismes, les différents niveaux de scrolling, mais également la composition musicale étaient remarquables. Le compositeur, David Whittaker, composa les différents thèmes musicaux sur synthétiseur Korg M1 avant de les échantillonner dans un format de bonne qualité pour l’époque. Aujourd’hui, toutes ces innovations techniques, ces avancées, sont dépassées, obsolètes. Néanmoins il reste les thèmes mélodiques (12 tableaux différents à travers le jeu), plutôt inspirés, et très proches de certains thèmes de musiques traditionnelles. Les ambiances boisées, flûtées de la synthèse sonore et l’univers médiéval-fantastique du jeu correspondent bien à l’utilisation de la veuze comme instrument principal. La musique des jeux vidéos n’est pas un genre, les compositeurs s’inspirent de plusieurs courants ou styles musicaux qui collent à l’univers du jeu proprement dit. Il ne s’agit pas dans ce concert de reprendre note à note la musique du jeu, mais de s’en inspirer pour une composition nouvelle.

La veuze sera l’instrument principal de cette création, utilisant notamment tous les éléments organiques la composant, rappelant l’animalité de l’instrument, son caractère zoomorphique et sauvage : cuir, bois, souffles. Elle sera utilisée de façon mélodique pour reprendre des parties des mélodies originales du jeu, mais également entièrement captée et traitée électroniquement. Le traitement électro sera confié à un artiste dédié aux machines, Mathias Delplanque, venant de la culture des musiques électroniques. De mon côté, je garderai la production d’effets sur mon instrument, avec un rôle de mélodiste lead. à côté de la veuze, je souhaite intégrer d’autres instruments à vent (mizmar, doudouk), le violon, des percussions, …

La musique assumera son caractère rétro-futuriste, associant les sonorités acoustiques aux textures électroniques, les rythmes de danses aux nappes libres.

François Robin

Management, production : Gérald Martin / 06 86 11 28 56 / gerald.martin@alazim-muzik.com
Diffusion : Annie Rosenblatt / 06 62 68 45 59 / annie.rosenblatt@alazim-muzik.com

Prochains concerts

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