Hamon Martin Quintet Clameurs

Création 2019
folk francophone
en résidence de février à avril 2019

disponible à partir d’août 2019 et saison 2019-2020

Porté par la voix tellurique de Mathieu Hamon, le Hamon-Martin Quintet nous propose avec Clameurs sa définition d’un folk francophone d’aujourd’hui. Une expression chantée collective et populaire, contestataire et sociale, amoureuse et révoltée. Un mélange sans étiquette de chansons traditionnelles, de chansons d’auteurs classiques et d’œuvres contemporaines. Une culture musicale partagée que le marché aurait délaissée mais dont la mémoire collective se serait emparée. Le groupe renoue en cela avec le message porté dans les années soixante par les fondateurs du mouvement folk, Woodie Guthrie et autre Pete Seeger.

Dans Clameurs, le Hamon-Martin Quintet reprend quelques grandes complaintes traditionnelles comme La blanche biche ou La perdrix blanche, ainsi que des chansons de Vigneault, Couté, Brassens, Trenet ou Brigitte Fontaine. Mais il met également en musique des textes spécialement écrits pour l’occasion par Sylvain GirO, Denis Flageul ou Philippe Marlu.

Le Hamon-Martin Quintet investit dans cette nouvelle aventure vingt ans de vie musicale commune, entre musique à danser de haute Bretagne et influences musicales fructueuses (jazz, musique arabe du Proche-Orient, chanson…). Au centre, la voix terrienne et habitée de Mathieu Hamon, sur les côtés les envolées virtuoses et inspirées de Janick Martin (accordéon diatonique) et Erwan Hamon (bombarde, flûte traversière en bois). En soutien, la rythmique implacable et les harmonies audacieuses de Ronan Pellen (cistre) et Erwan Volant (basse). Le son du Hamon-Martin Quintet se reconnaît entre mille.

Avec Clameurs, le Hamon-Martin Quintet se réinvente et porte haut le chant du peuple…

« La musique du HMQ, ainsi qu’on le désigne usuellement, n’en finit plus de faire les beaux (samedis) soirs de la danse. Une recette qu’on ne change qu’à la marge, histoire de conserver cette énergie qui entraîne dans les chaînes de ridées, de rondes de Saint-Vincent ou de Loudéac.

C’est vrai que la voix de Mathieu Hamon porte très haut le répertoire de Haute-Bretagne, une forme de référence dans le genre, et dans le sillage de ce phrasé somptueux, ses camarades de scène n’ont plus qu’à apporter leur touche personnelle pour parachever le discours. Mais ces derniers ne sauraient se contenter d’un vague habillement. Ce sont des musiciens conscients de leur fonction et de leur histoire. Leurs improvisations restent marquées du sceau du bon goût, et n’embarquent pas les danseurs dans des discours emberlificotés. L’accordéon et la flûte (ou la bombarde) tracent la route mélodique avec cette sûreté d’attaque, ce « style » – un grand mot mais qui leur convient parfaitement – tout d’élégance et de musicalité, solidement accompagnés par la basse et le cistre qui déroulent un superbe tapis rythmique.

Les non-danseurs seront également séduits par les textes au ton militant qui s’éloignent de la tradition en faisant appel aux plumes de Sylvain Girault, Victor Hugo et Boris Vian. La citoyenneté active de ces musiciens rajoute du plaisir à l’écoute. HMQ est bien le meilleur groupe de fest-noz de ces dernières années. »

Michel Toutous, Armen (janvier 2015)

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Voilà sans doute ce que l’on fait de mieux en musique bretonne à danser. Hamon Martin Quintet du nom de ses deux fondateurs. Cinquième album déjà et jamais on ne s’en lasse. Une subtilité, un grain de voix, une poésie, un engagement et un rythme à nul autre pareil. L’accentuation d’un chand répond à un claquement de basse, la rythmique du bouzouki s’intercale avec l’accordéon et la flûte s’envole. « C’est une cinquième histoire » note les artistes. Un quintet très soudé avec un sixième homme, celui du son, Ronan Le Corre. Une fusion presque, qui se retrouve dans le son et l’harmonie de l’ensemble sans jamais déroger aux pas de danse. La poésie et l’engagement viennent sublimer les compositions. On y croise aussi et pourquoi pas Boris Vian et Victor Hugo. La musique et le chant à danser sont aussi de leur temps avec des engagements politiques et militants. La voix si particulière de Mathieu Hamon prend de l’ampleur et quand l’ami Sylvain Girault vient lui répondre, le ton s’envole et la danse est planante. Hamon Martin Quintet est un diamant pour la musique bretonne à danser.

Christophe Ganne, Le Trégor

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«(…) Les vies que l’on mène est le cinquième album du quintet. Hormis deux textes de Boris Vian (une très belle version du Déserteur), un de Marthe Vassallo, et le poème Rose de Victor Hugo, les écrits naissent de la plume de Sylvain Girault. C’est dire si les orientations et la poésie sont largement affichées. Et comme les inspirateurs mentionnés sur la toute première page du livret se nomment Michel Tarin, Françoise Verchère, l’Acipa, Jean Moulin, Louise Michel ou encore Frida Kahlo, vous aurez compris que le propos est politique, engagé, militant, rageur et porteur d’espoir. Revendiquant la richesse de la terre, l’égalité des hommes, l’héritage de nos pères et mères, dénonçant le capitalisme, le pouvoir usurpé, les inégalités en somme, Hamon Martin Quintet serre le poing et notamment sur Zim Zoum Zad, titre phare de cet album. Toujours aussi entraînante, l’union de l’accordéon, de la bombarde, du cistre, des flûtes et de la basse est bien vivante et vivifiante. Quant à la voix de Mathieu Hamon, pour qui chant et champ font bien plus qu’être homonymes, elle traduit la militance d’un chanteur agriculteur à la technique remarquable. Avec ces textes un virage est pris, un virage vers la chanson, qui pourrait bien faire revivre celle de Ferré. Voilà un disque, qui au travers de sa musique, de ses textes, de son titre, nous invite à être acteurs de notre vie, acteurs d’un monde qu’il faut choisir et non subir… »

Cécile Arnoux, Place Publique

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C’est devenu au fil des ans une sorte de référence dans le milieu des festoù-noz que ce quintet dévolu à la musique de Haute-Bretagne. Une voix, un accordéon, une flûte (ou une bombarde) accompagnés par un cistre et une basse, voilà pour la formule. Après tout, cela pourrait ne pas suffire pour entraîner le monde dans la chaîne, mais la qualité des interprètes nous fait aborder une forme de grand style avec un phrasé somptueux pour le chant, la flûte et l’accordéon, les deux derniers sachant également se lancer dans des improvisations toujours de bon goût. On note aussi que le tapis harmonique et rythmique tissé par les cordes de Ronan Pellen et d’Erwan Volant, bassiste multitâche de nombreux groupes, assoit le propos avec élégance. Dans ce nouvel album, les cinq compères sortent des chemins balisés en soignant les textes. Ainsi Sylvain Girault, Marthe Vassallo et… Boris Vian prêtent leurs plumes à ces chansons au goût traditionnel, mais qui ne s’empêchent pas de dire leur citoyenneté, avec les coups de gueule idoines. Bref, l’oralité gallèze se plaît au XXIème siècle, le « HMQ » s’en fait l’écho énergique et talentueux.

Karr Nij, Le Cri de l’Ormeau

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Pas facile de chroniquer le disque d’un groupe dont on est fan. Voici cinq bonnes raisons de craquer sur « Les vies que l’on mène », cinquième album du Quintet Hamon Martin.
1) L’esprit du quintet. La fidélité aux racines gallo-vannetaises se double d’une curiosité pour les textes de Vian, la musique réunionnaise et les poèmes de Victor Hugo.
2) La voix de Mathieu Hamon. Ce gars-là pourrait nous faire vibrer, rien qu’en chantant quelques pages du Bottin ou du Petit Robert.
3) Le son de la formation. Une extraordinaire capacité à privilégier la musicalité tout en rivalisant de virtuosité. À faire du trad’ avec l’énergie du rock…
4) Les textes. Pour majorité composés par Sylvain Girault, ils respirent l’engagement et la poésie. Stéphane Hessel n’aurait pas renié la ridée « Les jours heureux ». L’émotion est à son comble dans « Les vies que l’on mène », hommage à un être cher disparu.
5) Une (saine) addiction. Comme les précédents albums, on se plaît à l’écouter en boucle. Et à guetter déjà le prochain !

Gwen Dayot, Ouest-France

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La résistance est une constante bretonne. Face à la centralisation ségrégationniste, aux catastrophiques politiques agricoles successives, au désarmement de la flotte de pêche, à la pollution de leurs côtes, à l’implantation nucléaire, à l’interdiction de leur langue, les Bretons ont une longue pratique de la révolte. Loin d’un folklore pétrifié, sa culture s’est renouvelée au gré de leurs insurrections. Lorsqu’elles évoquent le quotidien les paroles des chansons sont souvent critiques. Et la musique est celle de la fête, les fest-noz rassemblant toutes les générations dans une ambiance étonnante pour qui vient d’ailleurs.

Pour son cinquième album, Les vies que l’on mène, le Hamon Martin Quintet montre que les meilleures danses ont tout à gagner à porter des idées fortes et généreuses. À chanter les vers de Sylvain Girault (Katé-Mé, La Dame blanche) ils se sont radicalisés en écho du combat de Notre Dame des Landes (Zim Zoum Zad). L’auteur des Flamboyants et d’Addi Bâ dans les Chroniques de résistance du label nato signe presque toutes les paroles à côté de Marthe Vassalo, Boris Vian et Victor Hugo. Plus la société se désagrège sous les coups portés par une caste immorale et incompétente qui a confisqué le pouvoir et vendu l’État aux financiers, plus il devient nécessaire de s’en moquer et de retrouver le sens, du bon sens et du sens bon. Le Hamon Martin Quintet relève le défi avec humour et entrain.

Sur un rond de Loudéac, un contre-rond, une scottish ou une ridée traditionnels, Mathieu Hamon porte le chant gallo à pleine voix. Quand il n’adopte pas le kan ha diskan, son frère Erwan Hamon lui répond à la bombarde ou à la flûte dans une articulation parfaitement détachée. Ronan Pellen, neveu du guitariste Jacques Pellen, joue du cistre, sorte de grosse mandoline, et le Bigouden Erwan Volant est à la basse électrique. On connaissait déjà l’accordéon diatonique de Janick Martin par le formidable quartet de Jacky Molard. Ils sont parfois rejoints par le tabliste franco-indien Prabhu Edouard ou Girault qui a l’habitude de chanter.

Jean-Jacques Birgé, (Blog Médiapart, drame.org et Citizen Jazz)

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Mathieu Hamon chant
Erwan Hamon bombarde, flûte traversière en bois
Janick Martin accordéon diatonique
Ronan Pellen cistre
Erwan Volant basse
Management, production : Gérald Martin / 06 86 11 28 56 / gerald.martin@alazim-muzik.com
Diffusion : Annie Rosenblatt / 06 62 68 45 59 / annie.rosenblatt@alazim-muzik.com
Hamon Martin Quartet « Allune » (2002 – Coop Breizh)
Hamon Martin Quintet « L’habit de plume » (2004 – Coop Breizh)
Hamon Martin Quintet « Les métamorphoses » (2007 – Coop Breizh)
Hamon Martin Quintet « Du silence et du temps » (2010 – Coop Breizh)
Hamon Martin Quintet « Les vies que l’on mène » (2014 – Coop Breizh)

Prochains concerts

Pas d’événements à venir

Références scéniques

Tournées au Mexique, Autriche, Palestine, Espagne, Ecosse, Italie, Pays-Bas / Festival interceltique de Lorient / Vieilles Charrues, Carhaix / Yaouank, Rennes / Festival En Arwen, Klegereg / Festival de Cornouaille, Quimper…